Paroles d'anges

Tu es la beauté qui s'ignore
Oubliée dans la nuit des temps
Au fond de son île au trésor
Et qui attend le conquérant
Qui te délivrera du sort
où t'ont jetée les impuissants.

Tu es la beauté qu'on agresse
Quand elle se montre au grand jour
En abandonnant ses richesses
Aux déshérités de l'amour
Sans jamais attendre en retour
le semblant d'une caresse

Tu es la beauté insoumise
Rebelle comme un cri d'enfant
Qui brandit sa rage de vivre
Face à la masse des morts-vivants
Sous la violence de leur bêtise

Tu es la beauté flamboyante
Qui rougit le ciel au matin
Comme le sang sur la chemise
Du bourreau ou de l'assassin

Tu es la beauté que j'adore
Car elle m’a appris à aimer
Et à comprendre la laideur
Qui est le miroir
où je peux contempler ma vérité

L Comme Beauté - Jacques Higelin - (1977)


 At Muriel's time

LLouwelyn's design

Merci LLouwelyn

ce blog te plait, t'intérese..te déplait, .alors n'hésite-pas, laisse des commentaires ou encore manifeste-toi dans le journal que tu trouves dans le lien A vos plumes !


Merci Mirage
Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 15:35

Cool, je me dis , un petit ciné avec ma puce. Avatar, rien de moins. Une expérience inédite pour moi : la 3D et avant même le film, c'est déjà la folle aventure. La Pub est là pour t'initier en t'envoyant des machallow géants dans le nez. et puis, toujours en prime time, la cerise sur le gateau : une rencontre 3D avec Alice et le Chapelier (totalement séduite, cela dit en passant), Tim Burton a encore frappé et mis dans le mille et cette fois-ci de l'autre côté du miroir. Et le film s'annonce, je m'enfonce dans le fauteuil, j'ai déjà oublié mes double paires de lunettes et je me coule délicieusement dans les effets de la 3D. Trop beau, trop fort, trop top, trop tout... d'abord, je pense "C'est ENORME" et quelle belle rencontre avec les Na-Vi. Je suis tellement occupée à explorer toutes les sensations physiques provoquées par la 3D, tellement occupée à m'extasier sur les merveilles de Pandora, faune et flore, c'est l'extase. Je disais donc, tellement occupée par les images et les sensations, que je me laisse embarquer sans plus réfléchir que ça. Bien sûr ce gros connard de marine me tape sur les nerfs, tout en gueule et en muscle sans une once de matière grise et d'humanité, et, bien sûr, je suis escagassée par ce petit connard qui s'est enfoncé un tiroir caisse tellement profond que ça ressort par les yeux et les cases vides de sa cervelle en papier vert !!! Bien sûr tout ça ! Et poutant quand l'Arbre Maison s'effondre, je m'effondre avec lui. Personne n'a pensé à me prévenir "Ame sensible, s'abstenir" ; je suis bouleversée par la connerie et la sauvagerie humaine. Quand cet arbre est tombé, il a matérialisé tous ces univers qui se sont écroulés sous la sauvage cupidité humaine. Et avec lui sont tombés tous les arbres sacrés, adieu les Ent et arbre-coeur, personne ne peut sauver la nature de la vanité de l'homme, n'est-ce pas Ender ?
Bien plus désespéré que Home, Avatar est une fable qui nous démontre que rien ne peut sauver l'homme de lui-même et que la nature n'a d'espoir que sans lui...
Ce soir, je suis juste désespérée ...

 

dimanche 3 janvier 2010, 00:38

Par Melline Sedaï - Publié dans : Mélanges
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 15:33

Tout d'abord, c'est la rencontre d'hommes d'exception : Eastwood (le top) ; Freeman (dont je suis définitivement amoureuse) et Mandela (Mandela quoi !!!).
Et puis, c'est une succession de regards, de sourires, d'attitudes, de gestes, d'expressions qui au fil du film nous montrent que le changement est possible (Le meilleur support jamais vu pour les cours sur la communication non-verbale)
Et surtout, surtout, c'est l'hymne à la compassion et au pardon, le triomphe de l'humanisme et de l'amour. Valeurs décriées par les puissants (ou les en-quêtes de pouvoir) qui, par Mandela (dans l'histoire) et Eastwood (dans l'image) sont restaurées au Panthéon de l'essentiel et du fondamental... Et ça, c'est tellement réconfortant...

Quelques longueurs qu'on pourrait déplorer, mais hélas, je viens juste de lire quelques critiques et je regrette finalement l'excès de subtilité et de finesse d'Eastwood ! Certains dénoncent que ce film parle mal du rugby ? montre trop que Mandela s'intéressait plus au rugby qu'à son pays ? que le film réduit Mandela à un passionné de rugby ? Du coup, peut-être que ce film devrait présenter plus de ralentis, des sous-titres...
Mon regret, à la sortie de la salle, portait sur mon ignorance de ce qui se passe aujourd'hui en Afrique du Sud (d'autant que, vivant au Havre, j'ai largement de quoi constater qu'en termes de racisme et d'intolérance, le monde manque cruellement de Mandela...) ; les quelques commentaires que j'ai lus ce soir me disent clairement que les messages d'amour ont la vie longue mais des effets de courte durée...Il faut sans cesse remettre l'ouvrage...
Boudiou, y'a du boulot !!!

En tout cas, j'ai pris mon pied et c'est un grand film qui rend hommage à un grand homme.
Si vous voulez faire du bien à notre société, offrez un passe pour l'humanité (un ticket pour Invictus vaut bien des discours...)

Et surtout, si vous allez voir cette toile, regardez en le moindre détail, car tout comme Mandela aimait chacun, il n'y a aucun personnage négligeable, chacun joue un rôle dans cette démonstration d'humanité... Regardez-les grandir dans l'amour qu'ils reçoivent, regardez-les s'ouvrir à l'altruisme... C'est magnifique

 

dimanche 31 janvier 2010, 19:53

Par Melline Sedaï - Publié dans : Mélanges
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 15:27

Décidément, aucun match, aucune équipe, aucun coatch n'aura su redresser l'image des bleus depuis le fameux coup de boule...Mais au-delà te tout cela, je me demande tristement si l'image que la France présente à l'occasion de la coupe du monde est franchement décalée de ce que l'on devient globalement...
On entend des protestations de partout sur cette mauvaise image véhiculée, mais quelle est donc cette belle image que l'on pourrait montrer....renvoi aux dernières élections, aux comportements des candidats, des élus ; renvoi aux banquiers, aux patrons ; renvoi à certains représentants des métiers de l'aide et de l'accueil ; renvoi à ce jeune qui tabassait sa soeur à l'arrêt de bus ; renvoi aux usagers du bus qui commentaient sans intervenir en tenant des propos du genre "bah, s'ils ne trouvent pas le moyen de retourner chez eux, ils ont qu'à s'entretuer" ; renvoi à ce client qui a laissé son chien chier au pied du comptoir du buraliste et qui est parti comme si de rien n'était. 
Pas d'erreur de lecture, je ne trouve pas de justifications à ceux qui ne méritent même plus qu'on parle d'eux...juste je me demande jusqu'où ils ne sont pas finalement représentatifs d'une ... identité française... quelle honte !!!!

 

mardi 22 juin 2010, 20:26

Par Melline Sedaï - Publié dans : No comprendo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 15:23

Sûr que Kafka n'est pas le seul à se retourner dans sa tombe... Et il y en a plusieurs dont on aimerait finalement qu'ils sortent de leur tombe et s'insurgent contre ce que nous faisons des combats qu'ils nous ont laissé en héritage.

 

J'avais envie de parler de 2 ou 3 situations aberrantes : 

 

D. et B. qui perçoivent les prestations familiales pour A. et pas pour B. Sachant que A. et B. sont jumeaux, cela paraît être une erreur. Eh bien non, A. et B. ne sont pas arrivés en France en même temps, le premier a ouvert des droits avec un document de circulation pour étranger mineur (DCEM) mais lorsque la deuxième est arrivée, ce titre ne suffisait plus à ouvrir des droits aux prestations familiales, la jumelle n'est donc pas prise en compte dans les calculs de la CAF. Pour se faire, il lui faut être titulaire d'un titre de séjour, qu'elle obtiendra à 16 ans si elle s'inscrit dans une démarche professionnelle ou à 18 ans. En attendant....

 

F., quant à elle ne perçoit aucune allocation familiale pour ses 3 enfants, bien qu'ils répondent aux conditions, enfin toutes sauf une :

F. n'a pas fourni "le certificat de contrôle médical de l'enfant délivré par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), suite à son entrée en France (ou à son admission au séjour sur place) au titre du regroupement familial". Et pourquoi donc, la vilaine citoyenne, n'a-t-elle pas fourni ce certificat.... Oui, pourquoi, eh bien parce que le contrôle médical n'a jamais eu lieu, car le rendez-vous est sans cesse annulé et reporté à date ultérieure....

 

Quant à I., ce sont ses démêlées avec Pôle emploi qui m'escagassent : elle n'a pas reçu sa convocation par mail pour cause de fermeture de compte net temporaire (faute de pouvoir payer sa facture). Le motif n'a pas été reconnu valable par Pôle emploi et elle est donc radiée. Bénéficiaire du RSA, cela ne porte pas à conséquence sur ses ressources. Cependant Pôle Emploi a refusé de la présenter à un employeur malgré qu'elle ait réussi les tests de sélection parce que désormais elle est radiée..

 

 dimanche 15 août 2010, 14:49

Par Melline Sedaï - Publié dans : No comprendo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 15:21

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel

hommes des pays loin

cobayes des colonies

Doux petits musiciens

 

soleils adolescents de la porte d’Italie

Boumians de la porte de Saint-Ouen

Apatrides d’Aubervilliers

brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris

ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied

au beau milieu des rues

Tunisiens de Grenelle

embauchés débauchés

manœuvres désœuvrés

Polacks du Marais du Temple des Rosiers

 

Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone

pêcheurs des Baléares ou bien du Finisterre

rescapés de Franco

et déportés de France et de Navarre

pour avoir défendu en souvenir de la vôtre

la liberté des autres

 

Esclaves noirs de Fréjus

tiraillés et parqués

au bord d’une petite mer

où peu vous vous baignez

 

Esclaves noirs de Fréjus

qui évoquez chaque soir

dans les locaux disciplinaires

avec une vieille boîte à cigares

et quelques bouts de fil de fer

tous les échos de vos villages

tous les oiseaux de vos forêts

et ne venez dans la capitale

que pour fêter au pas cadencé

la prise de la Bastille le quatorze juillet

 

Enfants du Sénégal

dépatriés expatriés et naturalisés

 

Enfants indochinois jongleurs aux innocents couteaux

qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés

de jolis dragons d’or faits de papier plié

Enfants trop tôt grandis et si vite en allés

qui dormez aujourd’hui de retour au pays

le visage dans la terre

et des bombes incendiaires labourant vos rizières

 

On vous a renvoyé la monnaie

de vos papiers dorés

on vous a retourné

vos petits couteaux dans le dos

 

Étranges étrangers

Vous êtes de la ville

vous êtes de sa vie

même si mal en vivez

même si vous en mourez.

 

Jacques PRÉVERT Grand bal du printemps (La Guilde du Livre,1951 ; Éditions Gallimard,1976 )

Par Melline Sedaï - Publié dans : Ils le disent tellement mieux que moi............
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jacques a dit

Si tu éprouves le désir d'écrire,
et nul autre que l'Esprit
n'en détient le secret,
tu dois maîtriser connaissance,
art et magie :
la connaissance des mots
et leur mélodie,
l'art d'être sans fard,
et la magie d'aimer
ceux qui te liront.

Khalil Gibran Le sable et l'écume



Image Hosted by ImageShack.us



A vos Plumes ….

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés