Strocs
Les Strocs sont des cadeaux que les autres nous offrent dans le partage du regard aimant qu'ils portent sur nous. Souvent, nous ne les recevons pas, faute des les entendre, de les capter. Parfois, nous avons un tel besoin de croire en nous, de nous renforcer qu'on devient très réceptif, voire à l'affût.
Je relève tout ce qui me donne des raisons de rester debout, la tête haute ; tout ce qui me confirme que je ne suis pas en train de me planter.
Et du coup, je me sens renforcée car, des témoignages positifs, j'en reçois depuis quelques jours et ça m'aide à ne pas flancher, ne pas douter. Merci de me trouver courageuse, cela me dit que je ne fantasme pas quand je me sens en danger. Merci de me trouver droite, cela me dit que je ne me trompe pas sur les limites que je refuse de (voir) dépasser.
Merci de prendre des précautions, ça me prouve que je ne délire pas. Merci de poser des actes, ça me prouve que mon combat est légitime. Merci de ne pas juger des armes que j'ai choisies pour mener ce combat, ça me confirme que ce n'est ni simple, ni facile.
L'autre nuit, j'ai regardé un bout de téléfilm. Bloqués dans un ascenceur les personnages se racontaient des histoires, apparemment ! Voici celle que j'ai suivie : une jeune femme emménageait et très vite, elle entendait son voisin du dessus maltraiter sa femme. La jeune voisine ne pouvait pas supporter la cause plus que les cris et se sentait responsable. Aussi se décide-t-elle à intervenir, retournant la colère de son voisin sur elle-même. La vérité c'est qu'elle entendait le fantôme d'un homme qui, quelques années auparavant, avaient massacré femme et enfants. L'intervention de la jeune fille libère le fantôme, il lui déclare : "J'aurais tellement voulu que quelqu'un comme toi intervienne pour essayer de les sauver."
Les strocs, parfois, on les reçoit de soi-même. Si une seule personne de ce quartier est sauvée parce que je me suis opposée, je me sentirais amplement justifiée.
Je relève tout ce qui me donne des raisons de rester debout, la tête haute ; tout ce qui me confirme que je ne suis pas en train de me planter.
Et du coup, je me sens renforcée car, des témoignages positifs, j'en reçois depuis quelques jours et ça m'aide à ne pas flancher, ne pas douter. Merci de me trouver courageuse, cela me dit que je ne fantasme pas quand je me sens en danger. Merci de me trouver droite, cela me dit que je ne me trompe pas sur les limites que je refuse de (voir) dépasser.
Merci de prendre des précautions, ça me prouve que je ne délire pas. Merci de poser des actes, ça me prouve que mon combat est légitime. Merci de ne pas juger des armes que j'ai choisies pour mener ce combat, ça me confirme que ce n'est ni simple, ni facile.
L'autre nuit, j'ai regardé un bout de téléfilm. Bloqués dans un ascenceur les personnages se racontaient des histoires, apparemment ! Voici celle que j'ai suivie : une jeune femme emménageait et très vite, elle entendait son voisin du dessus maltraiter sa femme. La jeune voisine ne pouvait pas supporter la cause plus que les cris et se sentait responsable. Aussi se décide-t-elle à intervenir, retournant la colère de son voisin sur elle-même. La vérité c'est qu'elle entendait le fantôme d'un homme qui, quelques années auparavant, avaient massacré femme et enfants. L'intervention de la jeune fille libère le fantôme, il lui déclare : "J'aurais tellement voulu que quelqu'un comme toi intervienne pour essayer de les sauver."
Les strocs, parfois, on les reçoit de soi-même. Si une seule personne de ce quartier est sauvée parce que je me suis opposée, je me sentirais amplement justifiée.
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